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Le père de mon frère

 


Tout le monde ne peut pas être orphelin.
Jules Renard, Poil de Carotte

 

 
Il était une fois
 
 
 
Les bêtes et … l’homme
 
 

Je vais donc dire ici ce qu'il en est de l'homme : 
Bête sur deux pattes, homme sur quatre, ces êtres
renouvellent l'espèce en royaumes de Babylone,
Mais plaisirs et férocités, sont tête-à-tête.


La mouche à Gramat posait sotte sur son teint,
Chatte de Cléanthe O ! n'aimait pas le gredin,
Diantre, que n’a-t-il fui de se sentir rejeté,
Les coups de griffes n'arrêtaient jamais le baiser.


Je n'avais que treize ans quand il m'a épousée,
Personne ne caquetait comme il était fêlé,
Même les voisins Pinels, dans les campagnes voisines,
Hier le saluait  bien bas, sans voir la victime.


Toi, Héron au long cou,  des stellaires te fascinent,
Comme le lucre d'un barbeau, tu scrutes ma taille fine,
Tu allumes des feux de toi, brûlant mes épines,
En oubliant ta femme, plongée dans ses Terpines !
 
 
 
 

Elle, la mère aveugle qui l'adula mille ans,
Parmi les poules Mérignacaises, Sainte par nature,
Ecrivait ses sept livres, qu'on a lus en tardant,
C'était Aède Homère, pour sa progéniture.



Jalouse de sa Fille, fi de sa liberté,
N'avait ni complaisance pour ses jeunes attraits
transcendés par l'Autoritaire pour qu'elle cède,
Ni chants d'oiseaux d'affection, cela se concède.


Toujours seule dans les bruyères traversières d’arômes,
La belette isolée fût en captivité,
Le secret qu'Il fit taire devint sien, éhonté …
Jeune Frère à moto, s’est changé en fantôme.


Le chien a contrario, reste un ami fidèle,
Tu m'as laissée la tête contre Père, sans nouvelles,
Tu partais mon Frère, toi l'immanent compagnon !
Nul ne pourra contredire cette affirmation.



Pourtant, tu es un homme bon, implore mon pardon !
Je t'ai aimé tendrement ma Fille, tu me réponds...
 
 
*** Gen ***
Numéro 1005
 

Bonne Fête à toi

 

La fête des mères est une ancienne tradition. 

Les précurseurs de la journée des mamans

sont les Grecs et les Romains,

qui organisaient chaque année

durant le printemps une cérémonie

en l’honneur de Rhéa et Cybèle,

les divinités mères des Dieux.

Une parmi tant d'autres fastes

et vains luxes qu'ils se prirent

à adopter en réaction à la pauvreté

qu'ils ont voulu éradiquer.

***

 

Je suis allée au marché des parfums

Et j'ai acheté des parfums

Pas pour moi

Pour toi...
 

Je suis allée au marché aux fleurs

Et j'ai acheté des fleurs

Pas pour moi

Pour toi...

Pour toi...

  

Et puis je suis allée au marché aux vivants
Pas pour moi
Pour toi... 
 

Et je t'ai cherchée

Mais je ne t'ai pas trouvée

ma Maman.

  
 

 

*** Gen ***
Numéro 1004
 

L'inconnu

Poèmes - Photographie Fotolia Copyright, merci.

 

Le Mendiant  

Le mendiant, Pixabay



 
Ma gamelle dérisoire sert de tirelire.
Les temps sont difficiles : pas la moindre lire !
Et je peux les compter sur une seule main
Les quelques "merci bien" que je lance à l'Humain.
 
Moi, je ne savais faire : qu'à peine un peu de lyre,
Mais qui en me voyant oserait ouïr et lire
La chanson de mon vieux cœur ! Oui ce Romain !
Il faut m'en occuper, et étendant la main
 
Je déclame "charité charité j'ai faim".
Je le vois s'approcher, un bon repas enfin !
Mais rien dans ma gamelle, seulement un sourire
 
Mêle nos regards. Si je n'avais pas faim
Quel réconfort, quelle amitié que ce défunt
Sourire de mon corps... qui s'anime mais soupire.

 
*** Gen 20 octobre 2007***
Numéro 1003



 

Pierrot et Colombine

 
 
Pierrot et Colombine

In tristitia hilaris,

in hilaritate tristis

(gai dans la tristesse,

affigé dans la gaieté *)

 
 
 
Comme un Jésus-Christ  dans le soir,
Habillé de jute blanche et noire,
PIERROT, comme un jaseur de lune,
Est seul dans la nuit brune.
 
 
Jeté là, sans joie, immobile,
A Jersey, île si tranquille
Mais son âme est orpheline,
De sa chère Colombine.
 
 
Un jour douloureux, il traîne
L’infinité de sa peine
Jetant d’un revers de main
La jungle de mon chagrin.
 
 
Accablé le teint blafard,
Jeune silhouette dans le brouillard,
Sans jaquette ni chandelle,
Sans Jaguar,  un lien éternel,
 
 
Il serre jointe,  fantasmagorique,
Une jacinthe de Jamaïque,
Fébrilement, ses doigts l’effeuillent
En cette triste nuit de deuil.
 
 
*** Gen  12 octobre 2015***
Numéro 1002
 
 
 
 
 
 
 
* Epigraphe de Giordano Bruno
 
 
 



 
 

Amour

 
La haine, c'est la colère des faibles. Alphonse Daudet


J'ai croisé la haine en chemin,
Tapie, elle tendait la main,
Je veux que rien ne me rappelle
Le souvenir d'une horreur telle.
 
De ses doigts envieux et crochus,
Donnant ordre, les bras tendus,
Elle criait avec un grand rire,
Et mon coeur devenait de cire.
 
Mon Dieu, je n'ai pu l'éviter,
Elle m'a frappée, sans pitié.
Depuis, je porte une blessure,
Et, de rien, je ne suis plus sûre.
 
J'ai croisé la haine en chemin,
Et ni aujourd'hui, ni demain,
Je veux que rien ne me rappelle,
Le souvenir d'une horreur telle !
 
*** Gen ***
Numéro 1001
 

Goya

Les taureaux de BordeauxFrancisco José de Goya y Lucientes, dit Francisco de Goya, né le 30 mars 1746 à Fuendetodos, près de Saragosse, et mort le 16 avril 1828 à Bordeaux, en France, est un peintre et graveur espagnol.

La vie de Goya est encore enveloppée de mystère; son sens général a toujours échappé à qui s'est penché sur son oeuvre. les seuls renseignements que nous possédons sur sa vie sont les lettres de Goya à Zapater et les souvenirs recueillis par Matheron après 1850 dans le milieu bordelais qui a accueilli Goya à la fin de sa vie.

A l'aide de ces éléments, on insistait autrefois sur le romanesque de la vie de l'artiste qui enlevait une religieuse, se battait en duel, était l'amant d'une duchesse et l'amateur le plus fanatique de courses de tauromachie. Ses derniers historiens, au contraire, l'ont embourgeoisé, il l'ont montré excellent époux, bon père, respectueux des grands et des rois. La première image est, sans doute, la plus vraie et la meilleure. C'est, d'ailleurs, celle qui cadre le mieux avec les œuvres et elle nous étonnera moins si nous nous replaçons dans le milieu artistique espagnol du dix-huitième siècle.

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Cathédrale Saint-André

Par Olivier Aumage (Photo taken by Olivier Aumage) [CC-BY-SA-2.0-fr (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/deed.en)], via Wikimedia CommonsLa cathédrale Saint-André présente trois particularités : les portes s'ouvrant sur les faces latérales, une au pignon sud du transept, une au pignon nord du transept et une autre, la "porte Royale", au nord ; au niveau de la cinquième travée de la nef, le contrefort de Gramont, plus un clocher isolé dit Pey-Berland.

La nef est du XIIe siècle, avec sept travées et sans bas-côtés; la construction du transept et du choeur s'étale du XIIIe siècle au XVe siècle.

Le choeur, très large par rapport à la nef, comprend cinq travées, un déambulatoire double ; son chevet a cinq chapelles rayonnantes s'exprimant à l'extérieur par des polygones à trois côtés ; les contreforts qui les flanquent ont un riche décor, ainsi que les arcs-boutants.

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